Si seulement j'avais

Devant notre maison, de l’autre côté de la rue, il y a une petite colline. L’hiver, elle est parfaite pour la glissade. Surtout lorsque les enfants sont plus jeunes. Elle a suffisamment de hauteur pour de bonnes descentes mais pas trop haute que les petits enfants ne puissent pas la remonter eux-mêmes.

Hier matin en sortant notre chien Charlie je pouvais voir un papa qui glissait avec ses enfants. Il était tôt et les rues étaient tranquilles. La voix des enfants se transportait jusqu’à moi et pendant quelques instants je me revoyais à la place de ce père, glissant avec mes enfants. C’était comme si j’y étais. Je revoyais une scène d’un hiver pendant laquelle il y avait au centre de la colline une section glacée. Elle offrait un niveau de difficulté différent et les enfants choisissaient presque toujours cette piste. La glace un peu vive nous permettait de glisser même sans traîneaux. J’étais sur mon dos la tête première vers le bas et mes trois enfants étaient empilés sur moi. Mes bras étaient placés autour d’eux de manières à les tenir en place. Puis, en poussant avec mon talon, je nous lançais vers notre descente. Je pouvais sentir chaque petite bosse de glace contre mon dos. Je ne pouvais pas voir derrière moi, mais je savais que c’était que pour quelques secondes. Les enfants trouvaient bien drôle que papa soit leur traîneau.

Debout, pendant que Charlie faisait son pipi, je revivais la scène. Je revoyais le visage de mes enfants et leur sourire. J’entendais encore leurs éclats de rire. Je revoyais leurs yeux qui brillaient et la neige dans leur visage. Je me rappelais leurs habits de neige.

Puis, en l’espace de quelques secondes, ce beau moment fut brusquement interrompu. Mon souvenir fut envahi par une accusation qui me disait « si seulement tu avais eu le bon sens de faire ça plus souvent. Tu aurais dû mieux profiter de ces années quand jouer avec les enfants n’était pas plus compliqué que de te rouler par terre ou bien descendre une colline enneigé. Tu aurais dû en faire plus. Tu aurais dû faire mieux. Il est trop tard maintenant. »

Une vague de beaux souvenirs prise par assaut. Si seulement j’avais …

En revenant dans la maison avec Charlie, j’étais déçu de moi-même. Je n’avais pas le droit de me réjouir ni de laisser mon coeur être rempli de joie. Je n’en avais pas fait assez. J’aurais dû mieux profiter de ces années.

C’est fou quand même. Il n y a pas si longtemps, j’aurais permis à cette accusation de me hanter pour le reste de la journée. Heureusement, cette fois-ci, une autre pensée, plus puissante que l’accusation, est venue à mon secours.

Est-ce que j’ai saisi toutes les occasions qui se sont présentées à moi en tant que père au cours des 16 dernières années? Non, pas du tout. Il est vraie que j’en ai raté plusieurs. Parfois par ignorance, parfois par égoïsme, parfois par manque d’expérience et d’autres fois simplement parce que la vie est chaotique et les choses ne sont pas toujours alignées à la perfection. Au travers toutes ces années, je me suis présenté tel que je le pouvais, avec ce que j’avais à donner. Cela n’excuse pas les nombreuses fois où j’ai mal agis, mais ce n’est pas le point de ce poste.

On s’en va où au juste? Être parent est la responsabilité la plus difficile qui soit. Nous avons besoin de s’accorder de la grâce. Comme on dirait en anglais, « cut ourselves some slack! » Je pourrais passer des journées entières à faire des listes de ce que j’aurais pu faire autrement. Par compte, je peux aussi me donner un peu de lousse pour apprécier ce que j’ai fais. Pour ceux qui sont un peu nerveux en lisant cela et qui se disent « oui, mais il faut reconnaître nos tords » je dis oui mais il faut aussi reconnaître la réalité. Si j’ai raté des opportunités c’est souvent parce que j’étais justement hanté par mes manquements en me comparant aux autres ou aux modèles de parenting supposément biblique et idéale.

Bon, bien des choses peuvent être, et ont été, écrite concernant le parenting. Mon but en écrivant ceci aujourd’hui et de t’encourager. Le défi de parent en est tout qu’un! On peut se laisser baigner dans les beaux souvenirs de nos accomplissements comme parent sans toujours finir en se disant, « oui, mais si seulement j’avais! »

J’ai donné à mes enfants le souvenir d’avoir glissé sur la colline en utilisant papa comme traîneaux. C’est quand même pas si pire. Toi aussi tu as fait plein de bon coup!

How Children Raise Parents

How Children Raise ParentsRaising kids is the toughest thing I’ve ever had to do. I’ve had to do some difficult things so far in my life and I continue facing various challenges along the way. Raising kids tops the list of most challenging. I’ve been in the business for 15.5 years now. Enough I’d say to have gained some insight. Yet, there are still days when I feel at a loss, clueless, and frustrated with my inability to finally wrap my mind around it and figure out the perfect way to raise ‘em right! Regardless, at the end of every day I am thankful for them as they are and for the opportunity to love them and, with what I have, shape and guide them.

Today, as I was reminding them of some ground rules around iPhone use, it got me thinking about a book I read a while back. It stood out to me back then because of its title, How Children Raise Parents: The Art of Listening to Your Family.

Dan Allender is one of my favourite authors. Every one of his books I’ve read has been a deep and refreshing dive into my heart, mind and soul. This one was no exception. I’m going to take another look at it now that my kids are in their teens. Something tells me I’ll understand it much more now.

Here are a few quotes from the book that I found jotted down in an old word document. Enjoy!

One problem is that we are too child driven.  We spend too much money and time on child-oriented things that compete with the simple and profound appreciation we should feel for our child.  In turn, the money and time we spend dragging kids to tennis tournaments, music lessons, debate clubs, and a legion of other devilish opportunities fuels a child’s sense of entitlement and a parent’s feeling that his child is an excessive drain on energy, time, and money.  This sense leads to the attitude, « my kid owes me big-time ».

There has never been an era when parents have spent more time, money, and energy on pleasing their children.  And there has never been an era when children, in return, have shown their parents less respect, intimacy, and honour.

I know I must suffer, struggle, grow, and sometimes fail to mature. But when this reality shows itself to be just as true for my children, I can barely endure it.

Growing up, as opposed to merely growing old, compels us to embrace both joy and sorrow. To mature we must learn to suffer and not yield or turn hard. To mature we must also learn to engage joy and not demand that it hang around, nor fabricate a counterfeit when it departs. There are many other ways to maturity, perhaps, but they all dance to the music of sorrow and joy.

Becoming great parents is a learning process – it does not involve our following a list or rules.

We must let go of the myth that right influence guarantees the desired results, and we must discard our unswerving faith in the power of right principles to guarantee success.

Thank God for your children because they are the ones who grow you up into spiritual maturity.  Far more than being concerned about how to correct, or convert, or counsel your children, thank God for what your children are teaching you.  To the degree that your heart is overwhelmed with gratitude for your children, they will gain the core education they most need – the knowledge that they are truly loved, treasured, and delighted in.  Only a genuinely thankful parent can invest in his or her children the conviction that they are the focus of unconditional love.

What do you think? Does anything stand out to you?