En chemin

On s'en va où au juste?

Réflexion interessante tiré du livre, Saving Jesus From the Church : How to stop worshiping Christ and start following Jesus écrit par Robin R. Meyers

Naturally, people ask, “So what do you believe?” They seem puzzled by the answer. I say that we are not “believers” at all, not in the sense of giving intellectual assent to postbiblical propositions. Rather, we are doing our best to avoid the worship of Christ and trying to get back to something much more fulfilling and transformative: following Jesus.

En français : Naturellement, les gens demandent, « Alors, que croyez-vous ?» Ils semblent perplexes devant la réponse. Je dis que nous ne sommes pas du tout des « croyants », du moins pas dans le sens de donner un consentement intellectuel à des propositions post-bibliques. Au lieu, nous faisons de notre mieux pour éviter l’adoration du Christ et essayons de revenir à quelque chose de beaucoup plus épanouissant et transformateur : suivre Jésus.





If the church is to survive as a place where head and heart are equal partners in faith, then we will need to commit ourselves once again not to the worship of Christ, but to the imitation of Jesus. His invitation was not to believe, but to follow.

En français : Pour que l’église survive en tant que lieu où la tête et le coeur sont des partenaires égaux dans la foi, nous devons alors nous engager de nouveau, non pas à l’adoration du Christ, mais à l’imitation de Jésus. Son invitation n’était pas de croire, mais de suivre.

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J’aime manger au restaurant. Surtout ceux qui se distinguent des chaînes populaires. J’aime aussi les microbrasseries artisanales où nous pouvons goûter des bières qui sont préparées sur place par la même personne qui nous la sert.  Chaque occasion de visiter l’un de ces endroits est une occasion d’apprécier la nourriture et les bières préparées par des artistes. C’est incroyable de voir l’imagination et la créativité des chefs et des brasseurs. L’expérience pour moi commence en mettant les pieds à l’intérieur de l’établissement, mais surtout à partir du moment où je regarde le menu. Les mots choisis pour décrire les plats et les bières le sont pour stimuler notre imagination afin que nous puissions anticiper ce qui viendra.

Tout contribue à nous faire vivre une expérience nous permettant de mieux connaître les passions et l’univers des créateurs.

L’arrangement des plats sont une belle toile et un régal pour les yeux. Les ingrédients qui sont choisis pour les fabriquer sont frais et délicieux afin d’éveiller nos papilles et augmenter les sensations de notre corps. Lire le menu, voir le résultat pour finalement y goûter et savourer.

Chaque assiette et chaque bière sont une création préparée par un artiste et destinée à capter tous nos sens. C’est très beau et bon.

Rien n’est préparé à la hâte, ni au hasard. Le tout commence dans l’imagination d’une ou d’un génie. Une personne qui n’a pas peur d’essayer de nouvelles choses, brasser des idées et leur donner vie. Quelqu’un a créé et recréé jusqu’à ce que l’assiette et la bière parfaite soit formée. Nos mots sont limités dans leur capacité de décrire l’art de quelqu’un d’autre. J’ai un plat et une bière devant mes yeux, mais mes mots ne peuvent tout de même pas capturer de manière appropriée le travail de l’artiste.

Il s’agit d’une description simplifiée et limité de ce qui s’est réellement passé. Une description limitée visant à transmettre une vérité sans toutefois pouvoir prétendre avoir tout capturé et être exacte. Le mieux que je puisse faire est de décrire ce que je vois et ce que je goûte en utilisant des mots et des concepts que je connais. Une personne ayant une formation culinaire pourrait utiliser un ensemble de mots complètement différents pour vous décrire la même expérience.

Alors que je dégustais une poutine à l’agneau au resto Andaz’s Feast & Revel, je me suis mis à penser à la description de l’origine de l’univers tel que décrite dans les deux premiers chapitres du livre de la Genèse.

Au commencement, Dieu créa les cieux et la terre. Le tout a peut-être commencé avec une étincelle ou même une explosion d’énergie. Un big bang! La vie entre les mains d’un artiste créatif n’étant pas limitée par les échéanciers ou la chronologie de quelqu’un d’autre. L’artiste façonne sa toile. Personne ne lui ayant dit que son projet devait être achevé dans un certain nombre de jours, il a commencé son œuvre d’art qui continue encore en ce moment même. Un jour comme mille et mille jours comme un seul. Coup après coup. Souffle après souffle. Mouvement après mouvement. Tentative après tentative. Couleur après couleur. Chaque étape ouvrant la voie à la suivante. C’est très beau et bon.

En mangeant, j’expliquais à Amélie pourquoi je pense, par exemple, que lire Genèse un et de conclure que Dieu a créé l’univers entier en six jours il y a à peine quelques milliers d’années manque un peu d’imagination, de compréhension et, j’ajouterais, réduit l’œuvre de l’artiste. Si le créateur existe depuis toujours et s’il est tout puissant, pourquoi est-ce si difficile d’imaginer qu’il pourrait être occupé à façonner l’univers depuis des millions ou même des milliards d’années. Il a toujours été là et il ne semble pas avoir l’intention de partir, alors pourquoi se précipiter?

Nous comprenons de mieux en mieux de quelle manière fonctionne le monde dans lequel on vit. Les découvertes rendent ceci au moins plausible, même si nous n’avons pas toutes les données et que nous ne faisons qu’effleurer la surface. Pourquoi n’aurait-il pas pu et ne continuerait-il pas à concevoir, façonner et transformer le monde que nous connaissons?

Étant donné la quantité de galaxies actuellement identifiées dans l’univers et tout ce que nos télescopes n’ont pas encore atteint, il va sans dire qu’il pourrait y avoir beaucoup plus d’activités que ce que nous pouvons imaginer. Le chef est capable de beaucoup plus que ce que les mots peuvent décrire. Ne pas tout comprendre ne devrait pas être une excuse pour ne pas rêver. Ne pas tout comprendre n’est pas une excuse pour rejeter des idées simplement parce qu’elles ne s’alignent pas avec notre conception de la vérité.

C’est une chose belle et merveilleuse de mieux comprendre le monde et l’univers dans lequel nous vivons et de découvrir des faits. Tout comme nous sommes limités dans notre habileté à décrire ce que nous savons, de même les auteurs qui ont rédigé des textes tels que Genèse un l’ont fait à l’intérieur de certaines limites également. Ils ont communiqué la belle réalité d’un monde désiré et créé par un Dieu aimant. Ils ne prétendaient pas savoir exactement comment cela s’était fait à tout point de vue, mais simplement une description de ce qui était devant leurs yeux.

On s’en va où au juste ? B’en, pas besoin de limiter le texte de Genèse à une description littérale des origines de l’univers. D’ailleurs, le contexte de la Genèse ne semble pas vouloir nous pointer dans cette direction non plus.

Lorsque l’on m’a servi ma poutine d’agneau, je ne savais pas exactement comment elle avait été faite. J’en avais lu la description sur le menu et maintenant je la voyais. Le menu avait préparé mon imagination pour le plat, mais n’avait pas comme objectif de me décrire exactement les étapes de sa préparation. Si j’essayais de vous décrire la poutine que j’ai mangé, vous penseriez que je décrivais un gâteau. Pourtant, c’était une poutine. Mes mots seraient une vraie description de la création dans mon assiette telle que je la voyais et tel que je pouvais la comprendre. La description de la poutine venant d’un point de vue, mais n’étant tout de même pas une description complète de ce qui s’était passé en réalité. Mes mots seraient vrais, mais pas absolus.

Pas pour rien qu’on aime la poutine!

L’église est souvent un endroit où être spirituellement honnête est un grand risque. – Pete Enns (Church is often the riskiest place to be spiritually honest.)

Il est difficile d’être spirituellement honnête sans reconnaître la réalité et la place du doute dans notre parcours de vie.

Je sais qu’il y a beaucoup de gens qui ont des doutes et des questions. Je sais aussi que plusieurs sont mal à l’aise avec le doute de peur de se faire dire qu’elles manquent de foi ou qu’elles ne doivent pas être de vrais chrétiens. Pour certains d’entre nous, l’église est la communauté où se trouvent nos amis et l’endroit où nous avons passé de nombreuses années, sinon toute notre vie. Le risque de perdre tout cela est effrayant. Nous pouvons craindre le rejet parce que nous ne pouvons pas embrasser tout ce que l’église semble tenir si fermement.

Le doute n’est pas un problème. C’est bien de poser des questions. Certainement très inconfortable, mais bon et bien. Être ouvert à la possibilité de s’être trompé ou d’avoir mal compris n’est pas un processus agréable. Tu n’as peut-être pas tort, mais pour une raison quelconque tu te poses des questions et n’est pas certain d’avoir raison. Ne pas savoir ce qui se trouve de l’autre côté de nos questions peut être inquiétant.

Comment réagis-tu devant le doute ? Certains s’ancre plus profondément dans les croyances acceptées par leur tradition. Ils peuvent même devenir des féroces défenseurs de la foi, étouffant leurs questions et portant un masque de certitude et de colère envers quiconque voudrait remettre en question leur croyance ou même oser proposer une autre façon de penser.

D’autres vont considérer leurs doutes comme un manque de maturité ou le résultat d’un manquement dans leur vie. Ils se soumettront humblement à ce qui est accepté dans leur contexte et se sentiront coupables d’avoir ces doutes. Ils vont continuer en poursuivant sincèrement Jésus et en espérant que leurs doutes finissent par disparaître. C’est rarement le cas.

En matière de foi, la certitude n’est pas nécessairement une marque de maturité spirituelle. On peut faire confiance à Dieu sans être certain du tout.

Il y a différentes choses qui nous font douter. Par exemple, le doute peut provenir du fait que la base de ton système de croyance repose principalement sur un livre écrit et compilé il y a des siècles, dans un pays lointain, par des gens dont la compréhension du monde était très différente de la tienne. Il est normal aussi de douter puisque ce même livre, depuis son origine, fait l’objet de nombreux débats par des personnes sincères qui tentent de comprendre ce que le livre dit « vraiment et clairement ». Disons que nous sommes loin de l’unanimité.

Si ce que la bible dit de Dieu est vraie alors il sait qui je suis et où je me trouve sur le chemin de la vie (Psaume 139). Parfois, les plus ardents défenseurs de la foi semblent remplis de colère et même de haine envers leur prochain. Je pense que c’est dû au fait qu’en réalité ils ne sont pas si certains que cela et ont du mal à gérer l’idée que quelque chose qu’ils estiment être vrai pourrais ne pas l’être ou bien même que quelqu’un oserait prétendre différemment qu’eux.

L’expression « la bible le dit, cela suffit » n’est pas très rassurante. C’est un peu plus compliqué que ça.

Alors, on fait quoi ? On abandonne ou ont laissent le doute nous mener à une poursuite plus profonde et honnête de ce qui est vrai ? La foi peut-elle grandir dans le doute ? Est-ce que suivre Jésus nécessite la certitude ?

 

 

How Children Raise ParentsRaising kids is the toughest thing I’ve ever had to do. I’ve had to do some difficult things so far in my life and I continue facing various challenges along the way. Raising kids tops the list of most challenging. I’ve been in the business for 15.5 years now. Enough I’d say to have gained some insight. Yet, there are still days when I feel at a loss, clueless, and frustrated with my inability to finally wrap my mind around it and figure out the perfect way to raise ‘em right! Regardless, at the end of every day I am thankful for them as they are and for the opportunity to love them and, with what I have, shape and guide them.

Today, as I was reminding them of some ground rules around iPhone use, it got me thinking about a book I read a while back. It stood out to me back then because of its title, How Children Raise Parents: The Art of Listening to Your Family.

Dan Allender is one of my favourite authors. Every one of his books I’ve read has been a deep and refreshing dive into my heart, mind and soul. This one was no exception. I’m going to take another look at it now that my kids are in their teens. Something tells me I’ll understand it much more now.

Here are a few quotes from the book that I found jotted down in an old word document. Enjoy!

One problem is that we are too child driven.  We spend too much money and time on child-oriented things that compete with the simple and profound appreciation we should feel for our child.  In turn, the money and time we spend dragging kids to tennis tournaments, music lessons, debate clubs, and a legion of other devilish opportunities fuels a child’s sense of entitlement and a parent’s feeling that his child is an excessive drain on energy, time, and money.  This sense leads to the attitude, « my kid owes me big-time ».

There has never been an era when parents have spent more time, money, and energy on pleasing their children.  And there has never been an era when children, in return, have shown their parents less respect, intimacy, and honour.

I know I must suffer, struggle, grow, and sometimes fail to mature. But when this reality shows itself to be just as true for my children, I can barely endure it.

Growing up, as opposed to merely growing old, compels us to embrace both joy and sorrow. To mature we must learn to suffer and not yield or turn hard. To mature we must also learn to engage joy and not demand that it hang around, nor fabricate a counterfeit when it departs. There are many other ways to maturity, perhaps, but they all dance to the music of sorrow and joy.

Becoming great parents is a learning process – it does not involve our following a list or rules.

We must let go of the myth that right influence guarantees the desired results, and we must discard our unswerving faith in the power of right principles to guarantee success.

Thank God for your children because they are the ones who grow you up into spiritual maturity.  Far more than being concerned about how to correct, or convert, or counsel your children, thank God for what your children are teaching you.  To the degree that your heart is overwhelmed with gratitude for your children, they will gain the core education they most need – the knowledge that they are truly loved, treasured, and delighted in.  Only a genuinely thankful parent can invest in his or her children the conviction that they are the focus of unconditional love.

What do you think? Does anything stand out to you?

My wife and I had a getaway this past weekend and it was inspiring. We enjoyed great food and drinks prepared by artists. It’s amazing to see the imagination and creativity of the chefs. From the menu to the plating and the cocktail glass. The words chosen to describe the dishes and drinks are meant to stimulate your imagination so that you can foresee that which is yet to come. The arrangements on the plate and the glass are a beautiful canvas and a feast for the eyes. The ingredients selected to make them are fresh and delicious so as to awaken your taste buds and increase sensations throughout your entire body. An experience that comes together as you read, see, taste and savour. Each plate and each drink is a creation brought into existence by its creator and meant to capture all your senses. It is good.

None of these were put together in a rush nor were they put together at random. They began in the mind of a genius. Someone not afraid to try new things. Someone put ideas to paper and then put ingredients to the ideas. Someone created and re-created until the perfect plate and the perfect drink were formed. Words are limited in the way they can describe someone else’s art. As close as I got to those plates and those drinks, my words can’t appropriately capture the creator and his work. They are an oversimplified breakdown of what actually happened, a limited description conveying truth but not meant to be accurate. The best I can do is describe what I see and taste using words and concepts that I’m familiar with. Someone with a culinary background could use a completely different set of words to describe to you the same experience.

As I was enjoying a Lamb Poutine at the Andaz’s Feast & Revel, it got me thinking.

In the beginning God created the heavens and the earth. Maybe it began with a spark, or as some have called it, a bang! A big bang. How could it be otherwise? Life in the hands of creative genius. Free from the limits of time and not confined by due dates or someone else’s timeline, God began shaping his canvas. With no one telling him his project needed to be completed within a certain number of days, he began his endless work of art. One day as one thousand and one thousand days as one. Stroke after stroke. Breath after breath. Movement after movement. Attempt after attempt. Color after color. Each step slowly shaped into its next form like a potter shapes her clay. Declaring as good every step, every detail, every addition, every change.

As we ate, I was sharing why I think, for example, that reading Genesis 1 and concluding that God created the entire universe in a literal 6 days just a few thousand years ago lacks imagination, understanding and, I would add, robs and discredits God. If God is eternal, why is it so difficult to imagine he could have been busy shaping the universe for millions and even billions of years. He’s always been there, and he doesn’t seem to be going anywhere, so why the rush? Our growing understanding of how the world works at the very least makes it plausible even if we don’t have all the pieces and are just scratching the surface. Why couldn’t he be slowly shaping and designing the world we know? Given the quantity of galaxies currently identified in the universe and all those our telescopes have likely not yet reached, it stands to reason that there might be much more going on out there than we can grasp. The chef is capable of much more than words can describe. Not grasping it all is not an excuse for not dreaming. Not fully comprehending is not an excuse for rejecting ideas simply because they don’t line up with what we had previously believed to be the truth. It’s a beautiful and wonderful thing to grow in our understanding of the world and universe we live in as we discover new facts. Just as we are limited in our ability to describe what we now know, so were the authors who wrote texts like Genesis 1. They communicated the reality of a world desired and created by a loving God. They did not claim to know how it had come to be but simply that it had.

When my lamb poutine was brought to me I had little idea how it had come to be but there it was. If I tried to describe it, you would literally think I was describing a cake and I would not be lying. Yet, it was a poutine. Just not the traditional kind.

Epistemophobia

This is something I wrote a little over two years ago with the intention of following up with a few related posts. Obviously, I didn’t. Why am I bringing it up again?  Well, I was listening to a sermon recently and it got me thinking. Below you can read or re-read what I had written but first here are a few thoughts by way of introduction.

First, I think it’s normal to fear knowledge to some degree. I’m thinking specifically of learning new things which either a) force us to abandon a previously held notion in favour of something else, or b) push us to gain a better and clearer understanding of a previously held notion. This fear intensifies as the idea/belief being examined and challenged grows closer to my core and fundamental worldview.

Second, thinking about this from the church insider point of view, it’s interesting to see the defence mechanisms the church has built around this fear and to protect what it believes to be true/right/correct. It’s more than a simple fear of being wrong. It also very quickly becomes a strong dislike, even hatred (holy hatred of course), for anyone who would propose a different take on a commonly held belief. Especially when that someone is within the community or has influence on the community in some way. This is not only true of the church.

Third, The term « heretic/false teacher » is tossed around and associated with people who hold theological ideas that don’t line up with our own. There is an invisible line that you simply cannot cross. If you do (if you dare), you are regarded as a disobedient, rebel, unloving and divisive person who should be warned and shunned (out of love of course) lest you lead others astray.

Remember when Galileo insisted the earth was not at the centre of the universe (a.k.a. Heliocentrism vs Geocentrism)? Maybe you missed it. It was a little while ago after all. What I find interesting about that little piece of history is the pushback Galileo received from the people of his time. Not only did some people within his own field react strongly but so did the Church. Of course, as we know very well today, Galileo was right. At the time people weren’t in much of a hurry to accept this ‘new’ knowledge as true.

The Church, for example, had this to say about it. They concluded that heliocentrism was:

foolish and absurd in philosophy, and formally heretical since it explicitly contradicts in many places the sense of Holy Scripture. (Source: Galileo Galilei – Wikipedia, the free encyclopedia)

Why is it difficult to accept that something we think is true may not be? Or that something we believe is true may be slightly different than we think? The Church figured that Galileo must be wrong because there are verses in the Bible that seem to suggest the earth is a the centre of the universe and doesn’t move (Psalm 93:1; Psalm 96:10; Psalm 104:5; 1 Chronicles 16:30). How can the earth revolve around the sun? After all, Ecclesiastes 1:5 clearly says that it is the sun that « rises and sets and hurries around to rise again. »

It reminds me of a saying I learned growing up:

The Bible says it, I believe it, that settles it.

Did the Bible get it wrong? In Galileo’s day they certainly didn’t think so and Galileo was treated harshly for it. But today, even the most serious christian has to admit that on this side of history, knowing what we know about our solar system, those verses are to be understood as expressing the human experience within the limits of the author’s knowledge of the world in his or her day. It’s writing from ones own point of view. That, by the way, is the best any one of us can ever do.

So back to the question, why is it so difficult to accept that something we thought was true might not be? It’s unsettling sometimes. Especially in regards to issues that are more fundamental to our particular worldview. If I got that wrong, what else could I be mistaken about?

I was listening to a podcast on my way home from work this week and it got me thinking about this. Trey Pearson was being interviewed and he said something about knowledge that stood out to me.

That is the interesting thing about knowledge. We are so scared of it sometimes ‘cause it might mean something is different than how we thought it was.

Are you Epistemophobic? Can you remember moments when you realized some fundamental things you had always believed were in fact incorrect? How did you feel? Was it a positive or negative experience? What is your default stance toward those who hold different, maybe even contrary, beliefs?

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